Confinez ! Nezconfiné ! 

Hola !

Chers amis, chers clowns, chers amis des clowns.

Je pense beaucoup à vous.

Sur le plan Pratique, et plus particulièrement pour vous qui êtes inscrits pour le stage d’avril 2020, nous sommes, bien entendu, dans l’obligation de déplacer celui-ci pour une date ultérieure, confinement oblige.

Nous attendons la confirmation de la prochaine date possible à vous proposer. Elle se situera au mois d’octobre, et nous reviendrons bientôt vers vous avec davantage de précision.

Stage d’été maintenu

Le stage d’été du 1er au 12 août est maintenu.

Chers tous,

L’épreuve que nous traversons actuellement avec son cortège de blessures, de sensations de vide, d’inquiétude, voire d’angoisse,de méfiance, voire de peur, aura mis à mal notre fragilité, et notre sensibilité humaines.

En changeant nos comportements de façon brutale et imposée, en nous contraignant à l’isolement, alors que la vie s’épanouit dans la relation à l’autre, il nous aura profondément affectés.

Mais de chaque crise, il nous incombe en tant qu’êtres vivants d’aller encore davantage vers nous-mêmes et vers la vie.

Le travail que je mène auprès de vous dans les stages de « Cheminement vers le clown », vous amène à utiliser largement, vous le savez, ce que nous avons chacun au fond de nous, conscient ou inconscient, pour qu’éclose la poésie du clown, votre propre poésie, unique et donc infiniment précieuse, comme la vie humaine.

Gageons que vos clowns, ne manqueront pas de matériau lors des prochains stages !

Je suis, plus que jamais, animée du vif désir de vous accompagner dans votre « cheminement vers le clown », Vers votre poésie! Votre liberté, votre lumière !

Prenez bien soin de vous !

Vivement nos retrouvailles

Vivement d’infinies embrassades !

Un abrazovirtual!


«… Le vent est un cheval : Ecoute comme il court à travers mer et ciel». Pablo Neruda

Depuis mon enfance le théâtre était ce lieu de rencontres où j’étais enfin moi-même, avec mes rêves et mes folies. Puis, les années passent, arrive la dictature dans le pays et j’entre dans une jeunesse révoltée et blessée. Dans ce contexte de violences politiques, sociales, physiques, j’éprouve le besoin de mieux comprendre l’humain, je poursuis alors des études universitaires et une carrière d’éducateur spécialisé. Cinq années d’études qui nourrissent ma curiosité pour l’homme, ses comportements physiques, émotionnels et psychologiques. Puis, pendant une année, je pars à la rencontre des enfants des rues, des enfants en prison. Bientôt, je suis appelée à la création d’une école qui leur est destinée. Comment trouver la poésie et la lumière dans cette obscurité ?

Le théâtre s’impose, à nouveau, dans toute l’évidence des horizons qu’il ouvre.

Le vent me dépose une première fois en France en 1992.

Un désir puissant d’aller vers les autres, de leur faire partager une énergie, une passion, un enthousiasme propres à mes origines latino-américaines, s’investissent rapidement dans la création d’ateliers de théâtre pour adultes et enfants. Ils m’ouvriront les portes des milieux scolaires mais aussi de celles du théâtre, et de la culture, dont certains représentants m’accorderont leur confiance : Joël Brouch, Jean Marie, Broucaret, Théâtre Terrain Vague.

Soucieux de comprendre mieux le milieu, ses objectifs, ses motivations, son fonctionnement, j’intègre l’IUT afin de suivre le cursus Gestion de l’Action Culturelle. Marie-Claire Ricome (ex-présidente de l’OARA), y sera mon mentor.

En 1996, le vent souffle à nouveau. Cette fois, il m’entraîne vers le Portugal, à Porto. Pendant quatre ans, je suivrai une démarche d’intégration identique à celle menée en France, entre jeu et transmission.

Ces années sont émaillées de rencontres déterminantes: Valère Novarina, Manoel de Oliveira, Hamid Bouzzine,…Intervenante de théâtre pour le «  Baleteatro » de Porto, les formations de professeur en lycées français de la Péninsule Ibérique m’amèneront souvent en Espagne.

Comme comédienne, avec toujours l’appétit et le désir puissant qui m’habite d’approfondir mon travail d’acteur, j’ai suivi plusieurs formations avec Philippe Hottier, Alain Gautré, Hervé Langlois, Roy HART , Mario Gonzalez…

Emportée de nouveau par le vent, toujours lui, à l’automne 2000, je reviens en France… Après avoir joué dans diverses compagnies, en 2002, la Compagnie baptisée « Théâtre au Vent » en hommage à Pablo Neruda, naît de mon désir d’être « passeur » de l’art théâtral, tout en laissant place à ma liberté de création personnelle, influencée par l’œuvre de dramaturges latino américains et puisant dans la richesse des langues espagnole et française et de leur rencontre.

Ana Maria Venegas

Direction artistique

 

 

H&H Color Lab